Pourquoi je suis encore une fille célibataire (partie 1)
Hier, dîner de famille. Ma tante me regarde, prend une gorgée de vin, regarde ma cousine 24 ans, mariée depuis 18 mois, enceinte jusqu’au cou et lâche : « et toi alors ? »
MDR. Trois mots, même pas une phrase. Trois mots et 14 ans de subtext.
Je suis une fille célibataire depuis très longtemps. Et en plus, j’ai jamais connu le véritable amour, celui des films, là. Qui je pense existe seulement à la TV. Apparemment c’est un problème. Apparemment ça mérite une intervention familiale, un coup de pression de mamie, et un cycle de questions qui repart à chaque dîner de famille. Apparemment, c’est ça la vraie vie.
Pourtant je vais très bien, et le monde ne s’arrête pas de tourner. Wow, surprenant n’est-ce pas ?
Du coup je ponds cet article que personne ne va lire comme j’ai expliqué dans mon premier post pour expliquer pourquoi je suis encore célibataire (et accessoirement, ce que j’attends vraiment pour la prochaine fois). Parce que tout le monde se pose la question. On se demande pourquoi.
Entrons dans le vif du sujet.

Ce qu’on me reproche
Faisons la liste des reproches qu’on fait à une fille célibataire qui dépasse ses 25 ans :
« Tu es trop exigeante. »
« Tu as un mauvais caractère. »
« Tu as pas envie ? »
« Tu attends quoi exactement ? »
« Tu vas finir seule, tu sais. »
Pour résumer : on me reproche d’être moi. Et d’avoir le culot de rester une fille célibataire qui ne se contente pas du premier qui passe.
Note que personne dit à un mec qu’il va « finir seul s’il fait pas gaffe ». Mais nous, on a une horloge biologique et un cycle d’inquiétude familial qui repart tous les Noëls. C’est mignon, non ?
Pourquoi j’ai supprimé les apps de rencontre sacrilège !
Comme toute fille célibataire en 2026, j’ai eu Tinder, Bumble, Hinge, et même Once à un moment. J’ai fait des dates. J’ai bu des verres. J’ai cramé du temps à scroller sur des bios de 2 lignes. Au secours.
Et un soir, j’ai tout désinstallé tel une tornade qui passe en saccageant tout sur son passage. En vrai c’était ma tornade émotionnelle qui avait parlé.
Mais pourquoi ? Hmm, j’sais pas… Pas par dépit, pas par fatigue, mais bien par désaccord avec ce que ces apps font à mon cerveau.
Alors je me suis posée après coup, et voilà ce que j’ai compris :
1. Les apps me rendent transactionnelle.
Je swipais en regardant la deuxième photo, parfois la troisième. Je rejetais en 0,3 secondes. Je devenais une machine à exclure. Ptain c’est pas comme ça que je veux rencontrer un mec.
2. Les apps les rendent jetables aussi.
Les mecs qui matchaient avaient 47 autres matchs en cours. Je les intéressais autant qu’une recharge de téléphone : peut-être utile, peut-être pas. Et vice versa. Ça m’a mise super mal à l’aise.
3. Les apps tuent l’intuition.
La meilleure rencontre que j’ai eue ne s’est PAS faite sur une app, mais sur un jeu en ligne. En l’occurrence, sur World of Warcraft. C’était lunaire : il pensait que j’étais un mec pendant un long moment, jusqu’à ce que je lui avoue la vérité quand j’ai enfin osé faire un vocal avec lui. Malgré ma timidité et ma retenue, j’ai kiffé le moment. C’était pas de la magie, juste le hasard et le bon timing. Les apps ne permettent plus ça.
Alors j’ai tout supprimé. Et depuis ? Bah je rencontre presque plus personne. Mais quand je rencontre, c’est plus authentique. Même si c’est sur internet, même si c’est sur un jeu en ligne ou autre, je veux plus de profondeur dans la rencontre.
Ce que je remarque chez les mecs (et que je dis jamais)
Maintenant qu’on en est là, une fille célibataire peut parler franchement. J’observe énormémentt voilà ce que je vois chez les mecs en 2026, et que je dis jamais en face :
- Le mec qui me parle avec une phrase préconçue. Tu la sens la douille ? Moi je la sens en 4 mots. Mec, je sais que tu l’as utilisée 12 fois cette semaine. C’est limite pas ta faute, c’est l’app qui t’a conditionné à parler comme ça. Mauvaise nouvelle pour toi : j’arrive pas à m’intéresser.
- Le mec qui prend trop de temps à dire ce qu’il veut. Si t’as envie de me revoir, dis-le. Pas 4 jours plus tard avec un emoji. La lenteur stratégique c’était un truc des années 2010, c’est mort. (Même si paradoxalement je fais littéralement un Skyblog à l’ancienne. C’est too-much pour moi.)
- Le mec qui me demande « ça va ? » pour engager la conversation. Frérot, on n’est pas dans un message LinkedIn. Si tu veux me parler, parle-moi. Dis quelque chose d’un peu plus engageant je t’en supplie. Je sais que tu peux le faire.
- Le mec qui mentionne son ex au 1er date. Pardon mais tu es ma phobie sur terre. Tu le sais. Pourquoi tu le fais ?
- Le mec qui veut « voir où ça va ». Ce qui veut dire « je veux te garder en option en attendant mieux ». C’est OK, mais alors dis-le franchement, que je fasse pareil de mon côté et qu’on perde pas de time.
Tu vas me dire : « mais Lexi, tu attends quoi au juste ? »
Et c’est exactement la bonne question. Et j’aborderai le sujet dans un prochain article qui parlera de mon mec idéal. Maintenant dodo, il est un peu 2h du mat. Une fille célibataire qui clique ‘publier’ avant de se raviser, on en parle ?
X0 xO Lexi, fille célibataire à 2h du mat.